dimanche 16 octobre 2011

ARTHUS DE KEROUAC ( 1891 – xxxx )

Arthus de Kerouac a 25 ans lorsque la grande guerre éclate. Issu d’une ancienne famille bretonne, il a pendant son adolescence parcouru les landes du ponant, la tête remplie des légendes celtiques qui ont bercé son enfance. Ce goût pour la petite histoire l’amène à 18 ans, son baccalauréat en poche, à poursuivre des études d’histoire du Moyen-Âge à Paris.Il devra cependant patienter trois ans avant de faire ces universités, puisque que vient l’âge de la conscription ; il doit passer par la case militaire. Son niveau d’étude lui permet de passer des concours d’officier qui l’amène au grade de lieutenant dans l’infanterie. Pendant ces trois années, le jeune homme apprend le maniement des armes et la conduite de véhicules à moteur et le prestige de l’uniforme sur la gente féminine.Libéré enfin de ces obligations militaires, Arthus entre enfin à l’université. Comme il faut bien faire bouillir la marmite, sa famille étant quelque peu désargentée, il trouve un emploi d’assistant chez un antiquaire, vieil ami de son père. La galerie du marchand d’art, située entre Saint Germain et Notre Dame expose principalement des oeuvres que l’on retrouverait de nos jours au Musée du Quai Branly : Masques africains, Idoles Inuit, statuettes rituelles de Bornéo, trésors égyptiens, antiquités incas, …Chaque heure passée dans cet endroit est pour Arthus une invitation au voyage, qui du coup abandonne l’étude de l’histoire après un trimestre, pour se passionner pour l’histoire de l’art et l’archéologie.


Il profite de l’été 1913 pour se rendre en Egypte, en tant qu’assistant de l’égyptologue Pierre Lacau sur la nécropole de Saqqarah. Le jeune Arthus est émerveillé par les trésors et les mystères que renferme ce site et est enthousiasmé par l’ambiance de cette communauté internationale de chercheurs qui réside au Caire. Il y fait la connaissance de Lisebeth Cornwell avec qui il vit sa première vraie relation sentimentale. Ce séjour qui devait durer 3 mois, Arthus le prolonge jusqu’au printemps 1914.De retour en France, la guerre gronde, Arthus est mobilisé. La folie de la guerre et la boucherie des tranchées resteront à jamais gravées en lui. Pendant cette période effroyable, où il frôle la mort à plusieurs reprises et perd des fragments de son humanité, Arthus se fait la promesse, s’il survit au carnage, de repartir loin de la folie du monde occidental pour courir le monde et étancher sa soif de connaissances archéologiques.